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7月27日

Brest Perpignan 4ème étape

ah!!!! une bonne nuit.....même que Bertrand et moi n'avons pas entendu le réveil et c'est vers 4h45' que nous entendons cogner aux volets.....branle bas de combat, rangement en vitesse de nos effets dans nos sacoches, petite toilette !!!!et collation succinte.
il fait nuit encore et nos chers amis nous ont préparé nos vélos.
je profite de l'occasion pour vous conseiller l'achat d'un bon éclairage avant.
nous quittons l'alcove avec 1/4 d'heure de retard.
l'orage a fait tomber la température et nous supportons avec délice nos coupevent.
le jour se lève, nous changeons totalement de paysages, les collines sont plus arrondies et la végétation plus aride.
la sécheresse se fait sentir et les étendues immenses de cultures céréalières souffrent du manque d'eau.
par contre nous évoluons au milieu des Tournesols, ce qui donne une touche de couleur très agréable.
Nous nous égarons un peu sur ces petites routes....mais nous parvenons tout de même à retrouver notre chemin.
vu le départ précipité du matin, les estomacs crient famine et quand nous arrivons à Verfeil nous recherchons un bistrot et une boulangerie.
le premier nous demande d'attendre l'ouverture pas avant 9h00....donc laissez tomber.
nous trouvons une boulangerie...nous sommes reçus comme des princes, nous ferons même avec eux la pause café.
nous vivons là des moments qui marquent une diagonale, la gentillesse de ce couple, la simplicité et la chaleur de leur acceuil, je peux vous dire que nous ne les oublierons jamais.
pour preuve je l'ai pris en photo sur le pas de sa boutique et nous lui  avons envoyé cette surprise à notre retour.
Merci chers amis, merci de tout le groupe.
nous repartons vers Caraman, et là encore nous allons briller .....en nous trompant de route.Mais,nous avançons quand même avec ferveur, car l'objectif est là à portée de mains...
Par de toutes petites routes nous parvenons à Castelnaudary où nous faisons une pause fruits et boissons.
nous nous régalons de pêches et abricots bien murs et bien juteux.
mais il nous faut partir vers Limoux, sur cette unique voie d'accès qui est la départementale. La circulation y est dense et nous nous faisons frôler très souvent......ah!! que les cyclistes sont génants sur cette planète.
la chaleur monte monte, nous nous aspergeons et vidons nos bidons à toute vitesse.je commence à avoir quelques soucis digestifs liés à l'absorption intense d'eau et de fruits.
tout à coup,notre vénérable "ancêtre" Antoine perd une partie de son chargement arrière juste devant nous(Bertrand et moi). Nous voyons ses sandales et son éclairage partir au beau milieu de la chaussée.
nous nous arrêtons au plus vite, mais les automobilistes qui nous suivaient signent un arrêt de mort à sa lanterne....mais nous sauverons les "claquettes".
A ce moment, au carrefour face à nous arrive une cyclote....."séduisante"....par chance elle va dans notre direction.
aussitôt les "gamins" que nous sommes se mettent à pédaler comme des fous pour reprendre sa roue, car elle est affûtée la "bougresse".
Nous laissons notre Jack faire les premières approches...mais apparement il ne capte pas bien son langage.
je m'y colle à mon tour et dans mon Anglais ....presque parfait !!! j'arrive à entrer en communication.Elle nous vient de Christchuch en Nouvelle Zélande, elle séjourne en France pour ses études et pratique le vélo en compétition....ce qui explique son joli coup de pédale ...je reviens au rapport pour mes copains, et nous redevenons sages.
cela tombe bien, il est midi et il fait faim, nous arrivons à Limoux. Nous prendrons notre repas sur la place centrale dans une pizzéria. L'air est lourd à respirer, le serveur nous confirme que de gros orages violents se sont abbattus hier et que la météo en prévoit de nouveau....aussi nous nous dépéchons de repartir une fois l'addition payée, direction Couiza en longeant l'Aude ce qui donne un semblant de fraîcheur.
Voici Couiza, les commerces sont encore,tous fermés, la ville est écrasée de chaleur, mais il nous faut pointer.
direction centre ville et le premier café ouvert, nous trouvons notre bonheur...ouf...un perrier plus tard nous repartons vers le col de linas en pensant qu'il s'agit de notre dernière difficulté.
ce col se monte tranquillement, au sommet nous engloutissons quelques friandises et buvons un grand coup.
l'ambiance est excellente, l'odeur de la mer...nous excite...
nous sommes sur la fin du voyage et Bébert nous a demandé de "chasser" quelques cols...nos ommes si bons que nous avons accepté, mais nous n'avions pas assez bien regardé les courbes de niveau et ces petits cols se sont avérés être de vrais casse pattes.
à Cubières/cinoble nous poussons même vers les gorges de Galamus afin de nous imprégner de la beauté sauvage de ce site. 
Nous ne nous plaindrons même pas des efforts supplémentaires consentis, nous repartons à l'assaut des derniers cols qui nous mènent en pays Cathare.
Nous admirons au pasage le château de peyreperthuse et dévalons vers le village de Cucugnan célèbre pour son curé...
mais trop c'est trop et nous affrontons au pied du donjon du chateau de quéribus le merveilleux raidillon qui nous mène au col du GRAU de Maury.
Malheureusement, le ciel est fort chargé et l'orage gronde...nous attaquons très prudemment la descente vers Maury car elle vient de recevoir son asphalte, mais aussi une couche de gravillons des plus dangereux.
Voilà Maury, sa fontaine qui réjouit nos bidons...mais pas le temps de déguster le vin du pays qui est excellent surtout avec du chocolat....
maintenant, la route est fort fréquentée vers Estagel, nous y allons sur le grand plateau, vent dans le dos.
Estagel nous postons la carte dite d'arrivée et nous roulons vers le col de la Dona pour basculer vers Perpignan que nous atteindrons par Baho où Bébert nous gratifie d'une crevaison.
nous faisons une entrée triomphale dans Perpignan et nous faisons viser nos carnets de route au cammissariat il est 19h00.
Mes chers amis nous venons de réussir notre équipée et je suis fier de nous.
nous avions jusqu'à 22h00 pour valider notre diagonale.
de là direction notre camp de base l'Avenir hotel, douche et en avant pour une bonne paella au casa Sensa dans la vieille ville.
la soirée se passera de façon fort agréable autour de cette bonne table,nous apprécierons même le passage de l'orage, pourtant nous étions en terrasse.
il est 22h00 les hommes sont fatigués, à demain.
 
 
résumé:
 distance 234,7 kms
 moyenne 21,8
 dénivelé  2005 m
 durée  13h54'
 
 
 
épilogue:
jeudi matin, victor doit nous quitter pour remonter au travail...le pauvre il est juri d'examen pour le bac le lendemain.
Nous avions prévu d'enchaîner la remontée vers montpellier à vélo, mais la tramontane s'est mise en place et nous décidons de prendre le train.
il nous reste donc du temps que nous mettons à profit pour faire notre lessive dans une laverie automatique , vers 11h00 nous nous dirigeons vers la gare et nous prenons nos billets en TER afin de pouvoir voyager avec nos vélos non démontés.
Antoine nous quittera à Agde pour finir le voyage à vélo. Il est attendu chez son fils à Villeneuve les Maguelone.
Nous 3 (Bertrand, Jacques et moi) arrivons vers 15h00 à Montpellier.
l'hotel Colysée verdun est à 2 pas, nous prenons notre chambre et nous récupérons nos cartons avec nos effets perso et nos housses de vélo.
Montpellier est soumis a un accès de canicule.
j'entraine mes amis pour une visite guidée de la ville que je connais plus que bien....
soirée sympa et retour à l'hotel, demain nous mettons en route vers Ganges pour le BCMF des cévennes.
 
fin de la diagonale  à plusssssssss 

Brest Perpignan 3ème étape

de Barbézieux à Pechnanquie...
il est 4h00, nous nous levons, nous avons passé une nuit extra dans un confort je le répète extra.
toujours pas de bobos physiques, les jambes ne sont pas dures. Enfin avec Cétavlon le fondement se sent bien....
nous dévorons notre plateau petit dej et nous quittons à 5h00 ce bel endroit tout endormi.Il fait nuit et comme à l'accoutumée: contrôle sécurité avant le départ.
Direction la Roche chalais par une route au macadam sperbe, nos vélos avancent sans contraintes.
le jour se lève doucement et nous remarquons qu'il y a beaucoup de nuages.
Nous admirons l'imposante bastille plantée sur son promontoire en passant au bas de la roche Chalais.
peu après première pause KWAY....la pluie se met à tomber de façon très très soutenue. Nous avaçons prudemment en file indienne sur cet axe fréquenté.
OUF!! Voici montpon Ménestérol, point de contrôle.Nous faisons nos achats pour le casse croute et direction un bistrot pour le grand café du matin pluvieux qui fait beaucoup de bien.
Nous entrons donc, la salle est emplie d'habitués tous étonnés de voir entrer une drôle équipe de cyclos trempés et crottés....mais toujours souriants.
Nous nous mettons à l'aise et nous nous refaisons une santé.
nous sacrifions à l'obligation tampon et poussons donc le patron à s'intéresser à notre périple.
mais le temps passe et il nous faut partir direction Ste Foy la Grande.
Cette région est superbe, nous traversons des zones boisées et escaladons de belles côtes.
La brume recoure le fond des vallées et le soleil ne parvient pas à percer...mais nous gardons l'espoir car la pluie a cessé.
Après Ste Foy nous retrouvons enfin nos belles routes pittoresques et surtout moins fréquentées.
Tiens tiens....le soleil brille, tiens tiens il fait de plus en plus chaud.
Tiens tiens nous traversons des vergers de cerisiers....
tiens tiens Victor et Bertrand vont faire leurs provisions!!!
Donc Jacques Antoine et moi partons tranquillement devant....1/4h....1/2 heure passe...tiens tiens les revoilà....ils débarquent avec un sac plastique rempli de cerises hyper mures que nous avalons avec délice.
je leur manifeste ma "mauvaise" humeur, mais devant la bonhomie de Victor de sourire et même de rire.
Nous avions un peu d'avance, alors!!!! pas trop grave.
Nous repartons vers Eymet.
Tout à coup, HORREUR.... de beaux cerisiers au bord de la route et mes 2 "lascars" remettent le couvert.
Là la rage me monte et je pars en avant avec Jacques. Au bout de 10 kms nous nous arrêtons et attendons....1/2h.....ah!!! les voici...........Ils passent devant nous, je fais comme si je ne les avais pas vuet nous repartons.
je traîne à l'arrière du groupe en laissant un trou de 20 à 30 mètres.
je sens qu'ils sont embétés et au fond je m'amuse beaucoup de ce petit jeu.
De toute façon nous sommes maintenant en retard sur le plan de route et rien ne peut changer celà.
La pause repas prévue à Monbahus se fera à Lauzun.
Nous nous ravitaillons dans une petite épicerie et nous consommons le tout au café voisin bien à l'abri sous le store.
Store bienvenu qui nous servira de parapluie car un orage éclate.
Nous sommes mieux assis devant une bonne boisson plutôt que trempés sur nos vélos.....les cerises ont eu du bon...vous êtes pardonnés bande de vauriens....
Ainsi nous repartons sous un beau et chaud soleil vers la vallée du lot.
A villeneuve sur lot nous stoppons pour une nouvelle halte boissons fraîches. la température est affreusement étouffante et nos bouches sont sèches en quelques instants.
J'en profite pour contacter Laurent mon neveu qui désire nous rencontrer.
Rendez vous est pris au carrefour de la route de Montcuq à l'entrée de Lauzerte.
Sortie chaotique de cette cité, nous avons beaucoup de mal avec les degrés ....Aussi quand nous atteignons Dausse, une placette sous les platanes est la bienvenue. Nous posons les vélos ouvrons les maillots, victor en bon samaritain va chercher les boissons frîches à l'épicerie de l'autre côté de la rue.
à son retour, un pied sur la chaussée, arrive une voiture "bleue".....un peu speed.Totor lui indique qu'il faut allez "moderato"..avec la main.
le véhicule stoppe. en sort un "rambo" qui l'interpelle d'un " y a un problème" autoritaire. Comme dans un Western il se met à avancer vers nous, les mains sur le côté prêtes à dégainer.
S'en suit des palabres bien inutiles....et le quidam s'en retourne dans son véhicule....nous rigolons encore souvent de cet incident.
allez c'est pas tout, il faut y aller mais la chaleur nous accable.
direction Montaigu par de belles bosses et nous dévalons vers notre rendez-vous....
Pile poils...je vois Laurent puis ma belle Véro et mon Victor dans ses bras.
Nous stoppons, les présentations sont faites et nous nous régalons de ce pitstop boissons fraiches....Un bon très bon moment.
quelques photos et nous nous quittons
Ciao Laulau,Ciao ma belle Véro , bizzous mon Victor.
je profite de cette pause pour téléphoner à notre hôtel de ce soir, afin de savoir si elle accepterait un petit retard..
Elle me réconforte et d'excuse même car ce soir nous participerons à l'inauguration de l'établissement et il risque d'y avoir beaucoup de bruit.
nous pouvons repartir tranquilles.
Nous admirons au passage Lauzerte et prenons la direction de la Française.
Nous changeons de vallée. Nous atteignons le Tarn.
le ciel change d'aspect vite vite....les anges se mettent à jouer aux boules là haut et ils font beaucoup de bruit!!!!!
le tonnere gronde de plus en plus, le ciel est zébré d'énormes éclairs et tout à coup les vannes s'ouvrent et le déluge s'abat sur nous.
Vite vite enfilons les vêtements de pluie.
nous trouvons abri sous une grange.
à la première accalmie nous repartons pour montauban et bien sur nous sommes bien arrosés...çà recommence.
un atelier, un préau, nous arrêtons....mais toujours la pluie.
il ne nous reste que 25 bornes maxi, il est 19h00, nous décidons de partir malgrè tout.
Nous arrivons non sans peine à notre hôtel "l'alcove" à PECHNANQUIE.
nous remarquons tout de suite la foule, la musique etc... nous ne passons donc pas inaperçus dans nos tenues, sales, trempés, fatigués ...
la patronne nous installe dans nos chambres SUPERBES.
un bon bain et ensuite c'est la fête.......buffet à volonté.........et gratuit en plus...
puis dodo
 
 
résumé:
distance  277 kms
moyenne 22,7 km/h
durée  15h20'
dénivelé  2435 m
 
 
7月25日

Brest Perpignan 2ème étape

Après une bonne nuit de sommeil, réveil 4h00...et tout va bien, les partenaires sont frais comme des gardons, nous nous réunissons dans notre chambre pour le petit déjeuner(frugal...mais sain) et sur le coup des 5h00 tous en bas.
la température est très agréable, la nuit tire sur la fin mais les éclairages sont nécessaires.
Donc grande vérification des loupiottes avant et arrière, port des baudriers réfléchissants et hop en route.
Cela change fort du massif armoricain, la plat pays des marais nous attend.
là encore nous avons quelques difficultés pour trouver notre route et nous faisons quelques erreurs de parcours.
le ciel commence à s'obscurcir et se charge de gros nuages qui disent rien qui vaille.
aussi nous forçons un peu l'allure et par chance le ciel a l'air de vouloir se dégager vers notre direction.
nous traversons Arthon puis Touvois pour nous rendre à Dompierre/yon point de contrôle sur notre carnet de route.
Nous y prendrons une petite collation et en route pour luçon.
Très belle cité,nous allons centre ville par de belles voies piétonnières à la recherche d'une épicerie pour le ravitaillement.Mais nous sommes lundi et les magasins ont leurs beaux rideaux baissés (mince......).
nous achetons donc dans une boulangerie d'énormes sandwiches que nous dégusterons tous attablés devant une bonne "mousse".
le temps est magnifique, mais le vent mont de plus en plus....et dans la mauvaise direction.
il est l'heure, nous repartons toujours de bonne humeur, pour l'instant aucun "bobos", C'est l'entente cordiale!!!! hommes-machines.
Mais bon sang il est énervant ce zéphyr, il nous freine, nous avançons en file indienne à la recherche d'un abri, les relais sont plus courts, heureusement le terrain est toujours plat, nous sommes dans le marais poitevin.
notre route enfin bifurque et nous retrouvons tout à coup un vent favorable, la moyenne s'en ressent immédiatement.
nous traversons marans, puis Surgères, là encore une ville très riche pour son patrimoine architectural.
pour les visites, il nous faudra revenir....diagonale oblige...
le ciel se charge tout à coup, le vent se lève...hummmm!!! je pense que nous n'allons pas y couper.
de plus, un chantier routier doit nous imposer une rallonge. Nous décidons de franchir l'obstacle et nous voilà tous au milieu des scrappeurs et engins, les pieds dans la boue.
à peine sortis de là....patatrac...l'orage éclate.
nous enfilons nos tenues de pluie et nous apprécions les bienfaits de cette douche chaude!!!
qui dit orage dit courte durée, et peu avant St Hilaire de Villefranche nous défaisons les impers.
St Hilaire arrêt...tout le monde fait signer son carnet.
nous en profitons aussi pour acheter des boissons et des viennoiseries que nous dégusterons dans un petit square....super...
nous sommes en Charente et le relief prend de l'altitude.
Nous repartons vers Dompierre/charente, afin de longer cette dernière vers Cognac que nous contournerons par le sud (chateaubernard).
il fait CHAUD...........TRES CHAUD.......
plus que 30 bornes et nous sommes arrivés.
mais quels 30 bornes...côtes plus côtes plus côtes ah enfin une descente....et recôte.
Tout à coup, nous entendons venir de derrière les voix de Victor et Bébert..."CERISES"....ils ne peuvent pas résister à ce péché mignon quand ils sont en diagonales.
Jacques, Antoine et moi partons en avant jusqu'au sommet  et nous les attendons...............longtemps ........quand ils arrivent le visage rayonnant et tout taché  en nous lançant: "dieu que C'est bon".
nous repartons en voyant au loin Barbézieux St Hilaire .
encore une bosse, nous sommes à la recherche de notre hôtel la " boule d'or".
Etablissement que nous vous recommandons pour l'acceuil, le cadre,la propreté, le confort.
Nous y prendrons un repas copieux et raffiné.
allez tous au dodo.
 
résumé de l'étape:
distance 302.3km
moyenne 23.8 km/h
durée 15h38'
dénivelé 1520m
7月21日

Brest Perpignan 1ère étape

tout d'abord excusez le décalage entre ce billet et l'évènement mais depuis.....il s'en est passé...
donc.
Samedi 24 juin 2006
au menu Douai Brest en train avec changement à rennes.
Départ 7h36' arrivée 14h30'.
Toute la troupe( Antoine, Bertrand, Jacques, Victor et moi-même) est là bien avant l'heure et comme d'habitude les usagers de la SNCF regardent nos housses avec un air étonné.
certains même osent nous questionner et alors là grand moment de délices car notre ami victor devient un vrai barde et leur déclame toutes les vertues et viscicitudes de nos épopées.Les quidams les yeux et les oreilles toutes esgourdies continuent leur chemin avec de beaux sourires et quelques mimiques disants: "je préfère que ce soit eux plutôt que moi".
donc séparation familiale sur le quai et nous voilà partis.
chose pénible: à chaque arrêt il nous faut aller surveiller nos sacs à vélo car là aussi l'ignorance peut faire de gros dégâts...certains vont jusqu'à vouloir poser leur " groooosssse valise" sur nos fragiles montures..donc surveillance, mais il est vrai que les espaces bagages dans les TGV sont plus que "riquiqui".
Arrivée à brest, il fait chaud, très chaud, et nous voilà partis vers l'hôtel Kélig haut lieu de cette cité pour nous les diagonalistes.
nous aurons un accueil chaleureux et la patronne nous met 3 chambres à disposition pour 2 réservées...
nous allons partager l'hôtel avec un groupe de 5  du loiret qui partent à 3h00 du mat sur Brest Menton.
nous croisons dans le couloir un collègue venant d'achever en solo Menton Brest.
à part tout ce petit monde cyclo...pas d'autres pensionnaires.
une belle promenade dans cette jolie cité que nous poursuivrons par un excellent dîner dans une pizzéria "l'Adagio" que je recommande.
retour à l'hôtel il est 20h45, douche puis gros dodo enfin presque car nous sommes électrisés par notre départ si proche..
 
dimanche 25 juin 2006 1er jour de brest à St Père en retz  297,2 kms
 
debout là-dedans il est 4h00...aurait pu crier n'importe qui, mais là pas de problème tout le monde sur le pont, l'oeil vif, la gambette frétillante, l'envie des grands espaces et du vent dans le visage...
le groupe des 5 est fin prêt, le temps d'une douche et d'un bon petit déjeuner et nous voilà sur le trottoir devant l'hôtel...le commissariat est à 2 pas, nous nous y rendons .
nous sommes très étonnés de l'animation qui règne dans les rues. Des groupes, voire des cohortes de jeunes fêtards rentrant sagement chez eux et nous invectivant de façon assez potache.
tout s'annonce bien.
comme d'habitude , grande animationchez les policiers avec les dépôts de plaintes, les changements de brigades, çà bouge de partout.
la préposée nous appose le tampon sur nos beaux carnets de route et à 5h00 pétantes TOP départ.
nous aurons droit bien sur aux facéties de notre ami Jacques, l'illustre mécano, qui cette fois a trouvé le moyen de mal monter l'attache de sa sacoche avant..donc elle avait une tendance maladive à pencher vers l'avant.
il avait tout simplement mis le cable de maintien à l'envers.
déjà en retard.....5'...et nous partons vers Landerneau sous les applaudissements et autres faits (des visions lunaires de certains individus!!)
cette situation a un aspect surréaliste.
quand soudain, devinez qui, notre jacques, enfin son vélo est atteint d'un bruit génant voire inquiétant.
arrêt, examen de la bécane tout y passe freins, roues, dérailleurs, roue libre, pédalier...RAS!!!
mais le bruit devient de plus en plus fort, alors nous stoppons devant une boîte de nuit bien éclairée avec sa foule de noceurs en attente de taxis pour leur retour.
nous sommes assaillis de questions, pris en photo etc...pendant ce temps Bertrand examine toujours le vélo et RAS...
nous repartons quand même, personne ne dit rien...quand tout à coup le "bruit" devient "silence".
une énorme pression se libère et à nouveau les rires et les blagues renaissent.
Landerneau, le jour se lève à peine, nous accomplissons le rituel de la carte de départ ( pour comprendre allez sur le site des diagonales de France ).
le parcours nous emmène par Sizun lieu magnifique de là nous pénétrons en Armor et nous ferons sans cesse des montées , des montées , des montées et c'est jamais plat ici!!! à enfin quelques descentes mais aussi des erreurs de parcours, car le fléchage sur ces petites routes n'est pas top top.
nous aurons quand même le plaisir de voir sur notre route un renard, et quelques chevreuils, ah! que la nature est belle....mais ah!!! que la Bretagne sent!!!!
Midi pause casse croûte à Loudéac, où nous avons fait les petits fous en empruntant une partie du circuit cycliste du grand prix cycliste.
je ne vous ai pas encore parlé de la météo c'est vrai.
un temps magnifique depuis le matin, avec un léger vent de face, et des températures chaudes, ce qui fait que nous buvons beaucoup.
notre parcours continue vers BAUD puis GRand champ où nous louperons nos amis Francis et Marie France venus de Lamballe.
la raison en revient à ce que je suis parti sans chargeur de téléphone et que par mesure d'économie je le laissais fermé en dehors des pauses. ils avaient bien essayé de nous joindre mais nous en avons eu connaissance que le soir, pas pratique ...
notre route joyeuse continue toujours sous les acclamations des locaux qui montrent leur amour pour Bernard Hinaut et la petite reine.
Voici Elven, pause boisson et tampon pour contrôle de passage, puis direction Péaule et St Nazaire.
nous en avons fini avec le relief armoricain, nous descendons vers la Brière et ses marais.
La Roche Bernard au loin, pour y parvenir il nous faut enjamber la Vilaine sur un pont qui la surplombe d'au moins 100m.
la vue est superbe, l'estuaire de la vilaine se présente comme un fjord norvégien.
clic clac kodak, quelques photos et nous repartons.
la région des étangs est désolante pour nous car nous ne voyons pas les oiseaux et les routes sont d'interminables lignes droites plates et vent de face.
pour le plaisir on fait mieux que çà.
et voilà St Nazaie et notre dernier mont à franchir....le pont de St Nazaire...
pour nous cycliste il est gigantesque même effrayant car il est dépourvu de piste cyclable et la circulation y est très très importante, rapide....chaque plaque sur les joints manque de nous voir tomber...enfin un vrai bonheur.
nous voici au sommet.
nous mettons nos vélos sur le tout petit trottoir et nous admirons la vue  sur les chantiers naval et je suis surpris par la largeur de la Loire..à nouveau clic clac kodak et hop en route vers l'autre rive par une descente scabreuse, avec un très fort vent latéral qui me fait guidonner à fond...d'où crispation supplémentaire sur le vélo et oufffffff de soulagement à l'arrivéée en bas.
il ne manque plus qu'à rouler pépère vers l'étape l'hôtel de la poste à St Père en retz.
nous y sommes reçus de façon très agréable par le patron, ce dernier ne pouvant nous assurer le repas s'est mis en 4 pour nous trouver une table ouverte...il nous a même fourni le pain, car le bistrot où nous avons fini la journée n'en n'avait plus.
retour vers l'hôtel à 21h30 et gros dodo.
 
résumé: nous avons parcouru 297,2 km
             nous avons passé 14h30 sur nos vélos
             pour une moyenne de 24,5 km/h
             nous avons gravi 2770 m